Turbide Communications

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Photo : Yves Turbide

Mon pays, l’Abitibi-Témiscamingue

Avec simplicité et chaleur, je vous présente ce fascinant pays qu’est l’Abitibi-Témiscamingue, parce qu’une écrivain public, c’est aussi la mémoire vive de la région qui l’a vue naître.

Mes grands-parents ont inventé ici un paradis à la mesure de leur rêve et ils rêvaient grand... Comme ils étaient tous des Madelinots, ils n’avaient pas de racines, mais des algues, qui s’étendent jusqu’à toucher l’autre rive, si fertile. Puis, leurs algues se sont enracinées jusqu’au ventre en or de cette Terre et elles ont fleuri, droites et altières, pour admirer ce ciel d’Abitibi-Témiscamingue qui est plus haut qu’ailleurs.

C’est pas parce que je n’ai pas de frontières
                                            que j’en ai moins d’identité

Les bâtisseurs de ce pays vivent encore
                                            en mon âme de Témiscabitibienne

Francine Turbide

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Celui qui n’a jamais vu la lumière rosée d’un soir d’été riche des promesses du lendemain, tendant l’oreille pour saisir ce que les huards racontent à leurs petits, en humant les parfums secrets des forêts boréales, celui-là, pauvre lui, n’a pas connu mon pays...

Francine Turbide

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J'écris pour mon plaisir sous le pseudonyme de Zoreilles, alors, je vous invite à me visiter « Chez Zoreilles ».

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À notre bon plaisir!

Notre plaisir, en définitive
Tient à bien peu de choses
De toutes petites missives
Des gestes que l’on pose
Quand la flamme se ravive
Que dans un élan, on ose
Quand le meilleur de soi
Parvient à l’apothéose...

Et si j’osais vous dire
Vous partager ma prose
Ma plume va-t-elle souffrir
Si votre regard s’y pose?
Que mes mots vous séduisent
Mais jamais ne s’imposent
Parce que quoi qu’on en dise
Je suis une femme de cause...

Qui cause, et qui cause, et qui cause, et qui cause...

Francine Turbide, écrivain public
Ouverture des Cafés littéraires à la Maison Dumulon

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Les vrais héros ne meurent jamais

Il a beau être le plus grand communicateur que je connaisse, il est pourtant un homme de peu de mots. Son intelligence vive et les petites lumières bleues de son visage toujours illuminées de ses sourires généreux suffisent amplement à exprimer les amours, les tendresses et les bontés présentes au cœur de cet homme que j’aime. Son cœur? Grand comme le monde! Le monde?Il l’aime tellement et on le lui rend parfaitement.

Son bel accent madelinot lui a toujours servi de passeport international, qu’il dit. La simplicité, la poésie et la pureté de son langage coloré assaisonné de termes marins contribuent aussi à faire de lui un être unique, tendre, drôle et attachant. Même qu’il invente souvent des mots qui veulent tout dire, comme quand il parle de « l’heureusité »... Il faut reconnaître qu’il maîtrise l’art de vivre et d’aimer comme pas un, tel un véritable champion de l’heureusité, ce concept bien à lui qu’il a su parfaire, transmettre et propager bien au-delà de sa vie amoureuse, familiale, sociale et spirituelle.

Lui qui aime tant Notre Seigneur, la Vie et le Monde, se bat présentement pour sa propre vie. Non pas qu’il ait peur de la mort, bien au contraire, mais il aime tant la vie elle-même. Et si je ne suis plus une petite fille depuis des lunes, Papa reste toujours mon héros, il le sait bien et ça le fait toujours sourire. Encore bien plus que de m’avoir donné la vie, il me l’a fait aimer, si bien que grâce à lui et à son heureusité, je commence à comprendre que les vrais héros ne meurent jamais tout à fait.

Francine Turbide
Le 31 janvier 2005
Extrait du recueil « Empreintes boréales » publié en mai 2005.

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